Qualifier les mouvements
Qualifier, c’est dire ce que signifie chaque ligne. C’est le cœur du métier — le « à reclasser » qui affaiblit un diagnostic — et l’application y consacre son dispositif le plus complet : trois étages de qualification, chacun tracé.
Les axes de qualification
Section intitulée « Les axes de qualification »Sur chaque mouvement, la qualification porte quatre axes, tous révisables :
- La catégorie — l’axe principal, dans votre taxonomie.
- La priorité — l’échelle de coaching fixe, en cinq degrés :
| Priorité | Lecture coaching |
|---|---|
| Essentiel | base minimale du mode de vie — à protéger |
| Important | base engagée — revoir les contrats |
| Confort | confort choisi — à garder à l’œil |
| Plaisir | plaisir assumé — fixer un plafond mensuel |
| Évitable | potentiel d’économie rapide — réduire progressivement |
- La personne — à qui la dépense se rattache, dans les mots du dossier (« Moi », « Conjoint », « Enfant 1 »). Champ libre.
- Récurrent — une case pour marquer les flux qui reviennent chaque mois.
Le statut de qualification et la traçabilité
Section intitulée « Le statut de qualification et la traçabilité »Chaque mouvement porte un statut de qualification, géré par l’outil :
- À qualifier — l’état de naissance : personne ne s’est prononcé.
- Automatique — le moteur de règles a classé la ligne.
- Qualifié — un humain s’est prononcé.
Et un champ Qualifié par, qui dit qui : la règle pour une catégorisation automatique, le mouvement partenaire pour une neutralisation, ou l’utilisateur pour un acte humain. Chaque chiffre d’un diagnostic est ainsi auditable ligne à ligne.
Toute sauvegarde qui change la qualification est un acte humain, et c’est la catégorie qui commande le statut : catégorie en place — posée, confirmée ou corrigée —, la ligne passe en Qualifié à votre nom. Sans catégorie, la ligne reste À qualifier mais vos autres saisies (priorité, personne, récurrent) sont conservées. Un seul geste efface : vider une catégorie en place — la ligne repart À qualifier et sa priorité s’efface avec elle.
Les règles : votre automatisation, explicite
Section intitulée « Les règles : votre automatisation, explicite »Une Règle de catégorisation tient en une phrase : quand le libellé du mouvement contient ce motif, propose cette catégorie — et, en option, une priorité et la case Récurrent.
- Le motif est un bout de libellé, comparé sans tenir compte des majuscules (« PREL ALLIANZ », « YELLOWFIN »). Trois caractères minimum.
- La portée : vide, la règle vaut pour tous les dossiers du cabinet ; renseignée, pour un seul dossier (les libellés propres à un sujet).
- Le départage entre règles qui reconnaissent la même ligne : le motif le plus long gagne — le plus spécifique l’emporte sur le générique. Le résultat est totalement reproductible : mêmes règles, mêmes lignes, même classement, aujourd’hui comme dans un an.
- La case Actif : une règle décochée cesse d’être appliquée, sans être supprimée — c’est la façon de retirer une règle du jeu.
Le moteur automatique : prudent par construction
Section intitulée « Le moteur automatique : prudent par construction »Le bouton « Catégorisation automatique » du dossier (le même moteur tourne seul après chaque import) applique les règles avec une discipline stricte :
- Il ne touche que les lignes À qualifier. Jamais une ligne Automatique, jamais une ligne Qualifié — l’humain a toujours le dernier mot.
- Une ligne qu’aucune règle ne reconnaît reste À qualifier. Le moteur ne devine pas.
- La règle complète, n’écrase pas : une priorité ou un récurrent déjà posés à la main sont laissés tels quels.
Le bouton « Défaire l’automatique » est l’assurance-vie du dispositif : il remet À qualifier exactement — et uniquement — les lignes Automatique du dossier. Vos qualifications et appariements manuels survivent toujours. Vous pouvez donc expérimenter des règles sans crainte : défaire, ajuster, rejouer.
La boucle d’apprentissage
Section intitulée « La boucle d’apprentissage »Le geste le plus rentable du quotidien : quand vous qualifiez une ligne à la main, le bouton « Créer une règle depuis cette ligne » ouvre une règle préremplie du libellé et de la qualification que vous venez de poser. Raccourcissez le motif à sa partie stable (le nom du créancier plutôt que le libellé complet avec sa date), enregistrez : chaque qualification manuelle devient un investissement, et le stock « à qualifier » des imports suivants fond de mois en mois.
Demander au coaché
Section intitulée « Demander au coaché »Troisième étage : quand ni les règles ni vous ne savez ce qu’est une ligne, la question va à la seule personne qui le sait — le sujet. Sur le mouvement, cochez « Qualification demandée ». La ligne apparaît sur le portail du coaché (page Répondre à mon coach), qui n’en voit que la date, le libellé et le montant, et y répond par une note libre en quelques mots.
À la réponse : la note arrive dans le champ « Note du sujet » du mouvement, la demande s’efface, et — point essentiel — le statut reste À qualifier.
Le coaché informe, il ne classe jamais : il ne connaît même pas votre taxonomie. C’est vous qui qualifiez, à partir de sa note.
Il n’y a pas de notification automatique : votre bannette, c’est la liste des Mouvements bancaires filtrée À qualifier ; les demandes en attente se suivent par le filtre Qualification demandée, les réponses arrivées par le champ Note du sujet rempli.