Acheter dans une autre unité
Le miroir de la vente : un article stocké en m³ peut s’acheter à la tonne, un câble stocké au mètre s’acheter au rouleau. La ligne d’achat porte alors deux quantités — ce qui se paie et ce qui entrera en stock — et vous n’en saisissez qu’une.
L’unité se saisit sur la ligne
Section intitulée « L’unité se saisit sur la ligne »À l’achat il n’y a pas de Tarif : le prix est libre à la ligne, et l’unité l’est aussi. Sur la ligne d’achat :
- l’unité — celle à laquelle le prix du fournisseur s’applique. Elle est proposée à l’unité de stock de l’article dès que vous choisissez l’article ; changez-la quand le fournisseur facture autrement (la tonne, le rouleau…) ;
- le coefficient d’unité — combien d’unités de la ligne vaut une unité de stock : 1 m³ = 1,6 t, 1 rouleau = 50 m… Un nombre que vous tapez ; il vaut 1 quand l’unité est l’unité de stock ;
- le mode de saisie, seulement quand les deux unités diffèrent : par défaut vous tapez le comptage en unité de stock et la quantité facturée se calcule ; en « unité de la base », vous tapez la quantité négociée (les tonnes du contrat) et le stock se calcule.
Le même article peut donc s’acheter à la tonne chez un fournisseur et au m³ chez un autre, à des coefficients différents si les densités le sont.
La réception se saisit comme la commande
Section intitulée « La réception se saisit comme la commande »Le magasinier reçoit dans l’unité de la ligne de commande : commandé « 30 tonnes », il tape « 20 tonnes reçues » — et 12,5 m³ entrent en stock. La quantité refusée au contrôle se tape dans la même unité ; mise en quarantaine, elle entre convertie, au même prix. Le reliquat à recevoir se lit en tonnes, comme la commande.
Le coût moyen reste juste : le stock reçoit le prix par unité de stock — 20 t à 12 000 F la tonne entrent comme 12,5 m³ à 19 200 F le m³. La même valeur totale, dans la bonne unité ; votre valorisation ne bouge pas d’un franc.
Ce qui est protégé
Section intitulée « Ce qui est protégé »- Une commande confirmée fige la quantité, l’unité ET le coefficient : requalifier « 30 tonnes » en « 30 m³ » sans toucher au chiffre, ou changer la densité après coup, serait changer le contrat par la bande — refusé, comme un changement de quantité. Le chemin de correction reste le même : annuler la commande, corriger, reconfirmer.
- L’avoir fournisseur crédite dans l’unité de la commande, avec les chiffres gelés de la ligne d’origine ; un retour au fournisseur sort du stock la quantité convertie.
- Les unités entières se respectent : acheter « 3 m³ » d’un article de 0,4 m³ la pièce donnerait 7,5 pièces — refusé, jamais arrondi.
- Une unité de stock ne prend qu’un coefficient de 1 : « 1 kg = 2 kg » est une faute de frappe, pas un taux — refusé à l’enregistrement.
Analyser dans l’unité statistique d’achat
Section intitulée « Analyser dans l’unité statistique d’achat »L’axe d’analyse des achats peut différer de celui des ventes : le même ciment s’achète par cargo et se suit à la tonne, quand il se vend et se suit au sac. La fiche article porte donc, écrits, une unité statistique d’achat et son coefficient — combien de cette unité vaut une unité de stock. Tant que vous n’y touchez pas, la fiche dit « unité de stock, coefficient 1 ».
Rien ne se saisit sur la ligne d’achat : l’état « Achats par unité statistique » (rail Achats, section États) calcule à la lecture, pour chaque article, la quantité de stock des achats facturés — nette des avoirs fournisseur — multipliée par le coefficient de la fiche. Corriger le coefficient corrige donc tout l’historique, à la différence des ventes, dont la quantité statistique est figée avec la facture. Pas de total quand les articles se comptent dans des unités différentes ; quand ils partagent une unité, une carte donne le total.
Dans les états
Section intitulée « Dans les états »Les états d’achats par article comptent en unité de stock (seule unité homogène par article) ; les commandes en attente restent dans l’unité de saisie, avec l’unité affichée. Et les prix pratiqués se distinguent par unité : un prix « à la tonne » et un prix « au m³ » du même article sont deux prix distincts, jamais mélangés.