Recalculs et remplacements
Fiche fonction. Cette page explique en détail une fonction de la paie — ce qui se passe quand vous relancez un calcul : le remplacement des bulletins, la lecture de l’historique, la façon de corriger. Pour la vue d’ensemble, revenez à La paie.
Le principe : rien ne se modifie, rien ne se supprime
Section intitulée « Le principe : rien ne se modifie, rien ne se supprime »Dans IANUI, un bulletin émis ne bouge plus jamais — et il ne peut pas être supprimé, par personne. Quand vous cliquez Lancer la paie une seconde fois, le moteur calcule un nouveau bulletin avec les données du moment ; l’ancien passe au statut Remplacé et reste consultable tel qu’il était. C’est votre piste d’audit : chaque état intermédiaire — un essai, une correction, un taux revalorisé — reste visible, avec ses lignes et ses versions de règles.
À tout instant, il n’existe qu’un seul bulletin en vigueur par salarié et par période : celui au statut Calculée.
La période validée est intouchable
Section intitulée « La période validée est intouchable »Une fois la période validée (puis payée, clôturée), relancer la paie dessus est refusé : l’argent est parti sur ses bulletins. Un fait tardif sur un mois validé se saisit sur ce mois (élément variable) et se règle par un rappel sur le mois courant — jamais en recalculant le mois parti. Rouvrir délibérément la période (statut remis à « Calculée ») reste possible, en connaissance de cause.
Lire l’historique sans se tromper
Section intitulée « Lire l’historique sans se tromper »- La liste des bulletins montre toute la lignée, remplacés compris. Pour ne voir que les bulletins en vigueur, filtrez sur le statut « Calculée » (ou repérez le plus récent de la période).
- Les numéros avancent à chaque recalcul (BULTD00006, puis 00009, puis 00015 pour le même mois…) : des numéros non consécutifs sur les bulletins en vigueur sont normaux — les numéros intermédiaires sont vos recalculs remplacés, pas des bulletins perdus.
- Vous avez encore l’ancien bulletin ouvert à l’écran ? Il ne se met pas à jour tout seul — c’est un document figé. Revenez à la liste après un recalcul.
Le salarié, lui, ne voit jamais vos essais : son portail ne liste que les bulletins en vigueur — les remplacés n’y apparaissent pas, et leur PDF n’est pas téléchargeable par lui.
Corriger, sans supprimer
Section intitulée « Corriger, sans supprimer »Une saisie erronée (élément variable, rubrique, quantité) se corrige, ne s’efface pas :
- Ouvrez l’Élément variable concerné et modifiez-le — changez la rubrique, la quantité… Une rubrique horaire à quantité 0 ne produit simplement plus de ligne : c’est l’équivalent propre d’une « suppression ».
- Lancer la paie : le bulletin en vigueur est remplacé par la version corrigée.
- La période est déjà validée et payée ? On ne la relance pas : la correction passe par la mécanique des rappels — saisissez l’élément sur son mois d’origine et recalculez le mois courant, la différence sort en ligne de rappel (voir La paie).
Le même mécanisme partout
Section intitulée « Le même mécanisme partout »Le remplacement n’est pas propre aux bulletins : les déclarations CPS et CST-S, l’état IJ, les ordres de virement et les arrêtés de pool suivent la même règle — re-préparer remplace l’état précédent (statut Remplacé), rien ne s’efface. Partout, le document que vous déposez ou exécutez est le dernier au statut vivant ; tout le reste est l’historique.
Ce régime vaut pour toute l’application : un salarié qui part devient inactif (jamais supprimé), un dossier erroné se corrige. C’est ce qui rend chaque franc justifiable en cas de contrôle — y compris vos propres essais de paramétrage.