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Recalculs et remplacements

Fiche fonction. Cette page explique en détail une fonction de la paie — ce qui se passe quand vous relancez un calcul : le remplacement des bulletins, la lecture de l’historique, la façon de corriger. Pour la vue d’ensemble, revenez à La paie.

Le principe : rien ne se modifie, rien ne se supprime

Section intitulée « Le principe : rien ne se modifie, rien ne se supprime »

Dans IANUI, un bulletin émis ne bouge plus jamais — et il ne peut pas être supprimé, par personne. Quand vous cliquez Lancer la paie une seconde fois, le moteur calcule un nouveau bulletin avec les données du moment ; l’ancien passe au statut Remplacé et reste consultable tel qu’il était. C’est votre piste d’audit : chaque état intermédiaire — un essai, une correction, un taux revalorisé — reste visible, avec ses lignes et ses versions de règles.

À tout instant, il n’existe qu’un seul bulletin en vigueur par salarié et par période : celui au statut Calculée.

Une fois la période validée (puis payée, clôturée), relancer la paie dessus est refusé : l’argent est parti sur ses bulletins. Un fait tardif sur un mois validé se saisit sur ce mois (élément variable) et se règle par un rappel sur le mois courant — jamais en recalculant le mois parti. Rouvrir délibérément la période (statut remis à « Calculée ») reste possible, en connaissance de cause.

MAI — VALIDÉE, PAYÉE la période est intouchable Bulletin de mai — en vigueur émis et payé : il ne bouge plus jamais, il n'est pas recalculé La prime oubliée de mai se saisit en Élément variable sur mai — son mois d'origine — sans relancer la période de mai JUIN — MOIS COURANT Lancer la paie sur juin Bulletin de juin salaire de juin 350 000 F Rappel — prime de mai + 25 000 F période d'origine : mai — tracée sur la ligne le reste du bulletin : un mois de juin normal au recalcul de juin Le bulletin de mai reste tel quel — rien n'est payé deux fois. Une correction à la baisse sort en ligne de reprise : même mécanique.
  • La liste des bulletins montre toute la lignée, remplacés compris. Pour ne voir que les bulletins en vigueur, filtrez sur le statut « Calculée » (ou repérez le plus récent de la période).
  • Les numéros avancent à chaque recalcul (BULTD00006, puis 00009, puis 00015 pour le même mois…) : des numéros non consécutifs sur les bulletins en vigueur sont normaux — les numéros intermédiaires sont vos recalculs remplacés, pas des bulletins perdus.
  • Vous avez encore l’ancien bulletin ouvert à l’écran ? Il ne se met pas à jour tout seul — c’est un document figé. Revenez à la liste après un recalcul.

Le salarié, lui, ne voit jamais vos essais : son portail ne liste que les bulletins en vigueur — les remplacés n’y apparaissent pas, et leur PDF n’est pas téléchargeable par lui.

Une saisie erronée (élément variable, rubrique, quantité) se corrige, ne s’efface pas :

  1. Ouvrez l’Élément variable concerné et modifiez-le — changez la rubrique, la quantité… Une rubrique horaire à quantité 0 ne produit simplement plus de ligne : c’est l’équivalent propre d’une « suppression ».
  2. Lancer la paie : le bulletin en vigueur est remplacé par la version corrigée.
  3. La période est déjà validée et payée ? On ne la relance pas : la correction passe par la mécanique des rappels — saisissez l’élément sur son mois d’origine et recalculez le mois courant, la différence sort en ligne de rappel (voir La paie).

Le remplacement n’est pas propre aux bulletins : les déclarations CPS et CST-S, l’état IJ, les ordres de virement et les arrêtés de pool suivent la même règle — re-préparer remplace l’état précédent (statut Remplacé), rien ne s’efface. Partout, le document que vous déposez ou exécutez est le dernier au statut vivant ; tout le reste est l’historique.

Ce régime vaut pour toute l’application : un salarié qui part devient inactif (jamais supprimé), un dossier erroné se corrige. C’est ce qui rend chaque franc justifiable en cas de contrôle — y compris vos propres essais de paramétrage.