Relever un compteur
Le relevé est le geste le plus fréquent du parc, et celui qui porte tout le
reste : une consommation, une échéance d’entretien, une disponibilité se
calculent toutes à partir de lui. Il se fait sur le portail de terrain,
/parc, pensé pour un téléphone tenu d’une main, au soleil, parfois avec des
gants.
Le geste
Section intitulée « Le geste »- Ouvrez
/parc. C’est la page d’accueil de votre compte si vous êtes opérateur de terrain. - Atteignez l’objet : scannez sa plaque QR, ou retrouvez-le par son code, son nom ou son immatriculation (quelques chiffres suffisent). Les deux marchent toujours — une plaque peut être décollée, grasse ou hors d’atteinte.
- Regardez son passé récent si vous en avez besoin : les derniers relevés sont là, dépliables.
- Choisissez le compteur. Chacun affiche sa dernière valeur connue : c’est souvent là qu’une erreur se voit, avant même d’être saisie.
- Tapez ce que le compteur montre, en gros chiffres, et validez.
Un objet sorti du parc se retrouve quand même quand vous scannez sa plaque — l’autocollant survit à la vente. La page vous le dit au lieu de répondre « inconnu ».
Lire à la caméra
Section intitulée « Lire à la caméra »Le bouton Le lire à la caméra ouvre la visée. Cadrez le compteur dans le rectangle, appuyez sur Lire : l’application prend une petite rafale, propose un chiffre, l’annonce à voix haute et l’affiche en grand.
Pendant les quelques secondes qui suivent, dire « ok » accepte la valeur — utile quand les deux mains sont prises. Toucher le chiffre l’accepte aussi. Le bouton reste le moyen principal : la voix ne fait qu’épargner un gant.
La caméra propose, elle ne décide pas. Le chiffre atterrit dans le champ de saisie, où vous le vérifiez et le corrigez si besoin avant d’enregistrer. Et quand elle n’est pas sûre, elle le dit : « Illisible », le champ reste vide, vous tapez. C’est voulu — un chiffre faux accepté d’une frappe fausserait tous les relevés suivants.
La caméra lit bien les compteurs déportés — afficheurs à segments, compteurs à roues. Un tableau de bord derrière un pare-brise n’est pas encore mesuré : elle refuse plutôt que de risquer une réponse. Le clavier reste le mode normal partout.
Pour qu’un compteur à roues soit lisible, sa fiche doit porter les dix images de ses chiffres. Un jeu incomplet fait refuser la lecture entière : un chiffre dont l’image n’a jamais été prise ne pourrait être répondu que par son voisin le plus ressemblant, ce qui donnerait une réponse fausse avec l’air d’être sûre.
Ce qu’un relevé se voit refuser, et pourquoi
Section intitulée « Ce qu’un relevé se voit refuser, et pourquoi »Quatre contrôles s’appliquent au moment d’enregistrer. Chacun répond à une erreur qui s’est réellement produite sur un carnet papier.
| Le refus | Ce qu’il attrape |
|---|---|
| Un compteur ne recule jamais | Un compteur relevé 12882 le lendemain d’un 12883 : une faute de frappe, ou un autre engin. Une valeur égale passe : une machine qui n’a pas tourné garde son chiffre. |
| Hausse invraisemblable | La virgule perdue — 977242 heures pour 9773,47. Elle passerait n’importe quel contrôle sur la valeur : seul un contrôle sur le rythme l’attrape. |
| Format du compteur | Un chiffre qui ne tient pas sur l’afficheur, ou plus de décimales qu’il n’en montre. « 9510,02 » est un vrai relevé sur un compteur à deux décimales — et une faute sur un compteur en heures entières. |
| Date dans le futur | Un décembre 2025 tapé en 2026, un janvier tapé en août : l’erreur d’habitude de tout début d’année. |
Un relevé saisi après coup est jugé contre ses deux voisins : le relevé qui le précède et celui qui le suit sur la machine. Une ronde du vendredi tapée le lundi ne peut donc ni dépasser le chiffre du lundi, ni en être invraisemblablement loin. Il en va de même quand on corrige, au bureau, la valeur ou la date d’un relevé déjà enregistré.
Un relevé refusé n’est pas enregistré. Corrigez-le sur place : c’est plus sûr que de laisser passer un chiffre douteux qui servirait ensuite de référence à tous les suivants.
La photographie
Section intitulée « La photographie »Si la fiche d’un objet demande une photo de relevé, elle est exigée — que vous ayez tapé le chiffre ou laissé la caméra le proposer. C’est une règle de preuve, pas une contrainte de la caméra.
Prenez-la avec le champ Photographie du compteur, sous le chiffre : elle part avec le relevé et reste attachée à lui. Le champ se vide une fois le relevé enregistré, pour que la photo d’un cadran ne suive pas le compteur suivant. Une photo que le téléphone ne sait pas lire arrête l’enregistrement : reprenez-la, le chiffre tapé reste à l’écran.
Saisir depuis le bureau
Section intitulée « Saisir depuis le bureau »Un relevé tapé au bureau reste un relevé, avec la même valeur et les mêmes contrôles. Un relevé daté d’hier, saisi aujourd’hui, se range à sa date : il ne devient pas « la dernière valeur » sous prétexte d’avoir été enregistré en dernier, et il est jugé par rapport aux chiffres qui l’encadrent réellement sur la machine : celui d’avant et celui d’après.