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La paie

Vous calculez et contrôlez la paie polynésienne de vos salariés : bulletins, cotisations CPS, CST-S, solde de tout compte, déclarations, virements — jusqu’au bulletin PDF que chaque salarié télécharge sur son portail.

Vous restez l’employeur responsable. Les valeurs officielles (CPS, CST-S, SMIG, barèmes d’ancienneté…) arrivent en valeurs par défaut, sources légales citées ligne à ligne — mais rien ne s’applique sans votre geste (l’installation des valeurs par défaut, réservée à votre responsable), et vous contrôlez chaque bulletin ligne à ligne avant de payer. L’outil rend le calcul transparent et rejouable ; il ne se substitue ni à la CPS, ni à la DICP, ni à votre expert-comptable.

  1. Les rubriques de paie — votre plan de paie : salaire de base, heures supplémentaires (voir la fiche Heures supplémentaires), primes, indemnités de jours fériés (voir la fiche Jours fériés), absences, cotisations… Chaque Rubrique de paie déclare sa nature (gain, retenue, cotisation, non soumis), son mode de calcul et où vit sa règle (taux fixe, matrice CPS, barème à tranches, barème d’ancienneté — la prime se calcule alors seule, sur les années du salarié : voir la fiche Prime d’ancienneté). L’ordre d’affichage est aussi l’ordre de calcul : les gains nourrissent le brut, les cotisations se calculent sur les bases accumulées. Le détail — les deux champs d’assiette, la lecture des colonnes du bulletin — est dans la fiche La mécanique des rubriques.

  2. Les tables réglementaires — vous saisissez les valeurs officielles, datées : Taux de cotisation CPS (par secteur et par branche, avec planchers/plafonds), Barème à tranches (la CST-S, avec son seuil de non-précompte), SMIG (voir la fiche Le SMIG), Valeur du point et Grilles salariales conventionnelles. À chaque changement officiel, ajoutez une nouvelle version datée — l’historique reste intact et les recalculs restent justes. Pour charger un tableau entier d’un coup (les taux CPS de l’année), passez par Importer des données : téléchargez le modèle vide, remplissez-le depuis le texte officiel dans votre tableur, importez.

    Deux règles d’or sur les barèmes. Pour déroger à un barème conventionnel livré (accord d’entreprise plus favorable), créez votre propre barème (par exemple ANC-MONENTREPRISE) et pointez votre rubrique dessus — ne modifiez pas le barème livré : une future version publiée reprendrait la main à sa date d’effet. Et pour changer un taux, ajoutez toujours une nouvelle version datée — ne retouchez jamais une version déjà utilisée par des bulletins : ils la référencent, c’est votre piste d’audit en cas de contrôle.

  3. Le profil de paie d’entreprise et les données du salarié — plus de profil par salarié : son contrat actif l’inscrit en paie, son N° DN et son mode de paiement vivent sur sa fiche, ses heures mensuelles au contrat (détail dans la fiche Les données de paie du salarié) ; et un Profil de paie d’entreprise (fiche : Le profil de paie d’entreprise) — n° employeur CPS et Secteur CPS, choisi dans la liste des secteurs de votre matrice : c’est lui qui sélectionne vos taux de cotisation, et il est obligatoire — sans lui, le calcul refuse de se lancer (voir Cotisations). Le n° TAHITI est lu de la fiche Entreprise. Le profil d’entreprise porte aussi la règle de l’indemnité de congés, les règles d’arrêt (maladie, accident du travail, maternité), les références comptables et les cases d’impression du bulletin.

  4. Les congés payés — l’acquisition (2,5 j/mois, seuil de jours travaillés, prorata), l’horaire habituel et les congés supplémentaires se règlent sur le Profil RH de l’entreprise ; le compte de chaque salarié s’alimente ensuite à chaque paie : voir la fiche Congés payés en paie.

  5. Salarié payé à l’heure ou au mois ? Le Type de paie du contrat décide. À l’heure : le Taux horaire vit au contrat (à défaut, la grille salariale) et vous saisissez les heures chaque mois — ou laissez le calendrier de travail les proposer depuis l’horaire et les écarts du mois (voir la fiche Le calendrier de travail). Au mois : le Salaire de base vit au contrat et sort tout seul à chaque paie — comme les primes entérinées, les paniers au calendrier, les avances et saisies-arrêts : voir la fiche Les données de paie du salarié.

Les champs sensibles (n° CPS, titulaire du compte) ne sont visibles que du rôle Payroll Manager — les gestionnaires RH ne voient pas les salaires. Le RIB se saisit sur la fiche du travailleur, côté RH.

Le tour complet d’un mois de paie, en un schéma - le détail de chaque geste suit :

① Période de paie les bornes du mois et la date de versement ② Éléments variables heures supp., primes, absences… reprise du mois précédent en un clic ③ Lancer la paie un bulletin par salarié ; prorata, heures supp., plafonds CPS : automatiques ④ Contrôler les bulletins chaque ligne affiche sa base, son taux et la version de la règle appliquée Période validée ⑤ Déclarer déclaration CPS (DSMO) DECL 4010 + annexe (CST-S) état de remboursement des IJ ⑥ Payer ordre de virement : RIB de chaque salarié, état imprimable, fichier CSV pour la banque en ligne marquer exécuté Période payée ensuite, toute correction passe par les rappels du mois suivant Une correction ? un recalcul remplace le bulletin — l'ancien reste consultable Un élément en retard ? saisi sur son mois d'origine, il sort en ligne de rappel sur le mois courant — rien n'est payé deux fois Un départ ? le bulletin devient un solde de tout compte (STC)
  1. Créez la Période de paie du mois (bornes + date de versement).
  2. Saisissez les Éléments variables : heures supplémentaires, primes, jours d’absence… par salarié et par rubrique. Les éléments récurrents se copient d’un clic avec « Reprendre les éléments du mois précédent » — bons gestes, corrections et pièges dans la fiche Les éléments variables.
  3. Cliquez Lancer la paie : un Bulletin de paie est calculé par salarié. Chaque ligne trace sa base, son taux et la version de règle appliquée ; le bulletin capture au calcul la convention collective, la classification et l’échelon du contrat (imprimés dans le cartouche — un échelon qui avance ensuite ne réécrit pas les bulletins passés ; un champ complété sur le contrat après le calcul n’apparaît qu’après un recalcul, tant que la période n’est pas validée) — vous contrôlez, puis passez la période en validée. Un salarié sans aucun élément à payer ce mois-ci est simplement ignoré (le run vous l’indique) — pas de bulletin à zéro.
  4. Un recalcul ne modifie jamais un bulletin : il le remplace (l’ancien reste consultable). Rien ne se supprime — le détail (lire l’historique, corriger une saisie, ce que voit le salarié) est dans la fiche Recalculs et remplacements.

Le moteur gère automatiquement : le prorata d’embauche/départ en cours de mois (le salaire se paie sur 30 moins les jours hors contrat — une entrée le 17 d’un mois de 31 jours paie 14/30 ; un salarié présent au moins un jour n’est jamais à zéro — plusieurs contrats dans le mois se cumulent, missions successives comprises), les heures supplémentaires majorées, les plafonds CPS (écrêtés par mois) et la CST-S à la date de versement — les cotisations ne se saisissent jamais, elles se génèrent : voir la fiche Cotisations CPS et CST-S.

Un mois incomplet ne change pas les prix. Le taux horaire des heures supplémentaires, la valeur du jour de maintien des congés et la prime d’ancienneté restent calculés sur le salaire entier du contrat, jamais sur le salaire proratisé du mois : seul le montant réellement versé (le brut, les cotisations) suit la présence.

  • Un élément arrive en retard ? (prime oubliée, taux corrigé, SMIG rétroactif…) Saisissez-le sur son mois d’origine et recalculez le mois courant : une ligne de rappel apparaît, avec sa période d’origine — le bulletin déjà émis ne bouge pas, et rien n’est payé deux fois. Une correction à la baisse produit une reprise, même mécanique.
  • Un départ ? Depuis la rupture effective du contrat, cliquez Calculer le solde de tout compte : les indemnités de fin de contrat (précarité, licenciement, congés non pris) sortent sur un bulletin STC qui remplace le bulletin du mois, borné au dernier jour travaillé.
  • Déclaration CPS (DSMO) — depuis la période : l’état nominatif (DN, heures de présence, salaires bruts, sorties). Un rappel d’un autre mois part, comme l’exige le formulaire, sur une déclaration distincte.
  • Déclaration CST-S (DECL 4010) — le calcul par tranche avec la section des revenus non précomptés, plus l’annexe nominative (DECL 4010-A) prête à déposer — ou à grouper au 15 janvier si vous avez opté pour la télédéclaration.
  • État de remboursement des IJ — depuis une suspension maladie : l’état officiel de remboursement des avances (du 4ᵉ au 30ᵉ jour), pré-calculé selon la formule de la CPS et ajustable.
  • Ordre de virement — depuis la période validée : la liste des nets à payer avec les RIB, l’état imprimable et le fichier CSV pour votre banque en ligne. Aucune ligne ne se saisit, tout est repris des bulletins. Marquer exécuté passe la période en payée ; toute correction ultérieure passe par les rappels du mois suivant. Fiche détaillée : L’ordre de virement.
  • Écriture comptable — depuis la période validée, payée ou clôturée : l’écriture équilibrée, construite rubrique par rubrique, contrôlée puis déposée en brouillon dans votre comptabilité pour que votre comptable la comptabilise. Fiche détaillée : L’écriture de paie.

Avant de déposer, contrôlez le mois avec les deux rapports de paie (carte Rapports de l’espace Paie) : le Journal de paie — le registre de la période, une ligne par salarié — et le Récapitulatif des cotisations — les montants par organisme (CPS, CST-S) à rapprocher de la DSMO et de la 4010 : voir la fiche Les rapports de paie. Pour le registre que l’on archive — une colonne par salarié, une ligne par rubrique, avec une page par service — éditez le Livre de paie depuis la période (groupe Clôture).

Pour les rubriques collectives (le « service charge » de la convention hôtellerie) : créez un Arrêté de pool sur la période annuelle, saisissez le chiffre d’affaires, cliquez Charger les ayants droit (leurs heures viennent du journal d’activité, ajustables), contrôlez les parts, puis Clore l’arrêté — les parts sortent sur les bulletins du mois de versement, cotisées normalement. Si un 13ᵉ mois existe, le service charge ne verse que l’excédent s’il est plus favorable, comme le prévoit la convention.

Chaque salarié reçoit son bulletin par son canal — papier ou portail, au choix de sa fiche : la pile papier ordonnée d’un côté (fiche Imprimer les bulletins), le portail + l’e-mail de disponibilité de l’autre, une fois la période validée (fiche Remise du bulletin) — uniquement les siens, dans sa langue. L’en-tête du bulletin identifie le contrat — type de contrat, date d’embauche, date de fin d’effet (CDD), poste et établissement (chaque mention n’apparaît que si elle est renseignée) — et, si vous l’avez activé, le pied porte le bloc congés payés (solde précédent, acquis, pris, solde, provision) à côté des totaux : voir Congés payés en paie.

La paie ne concerne que vos salariés : un prestataire (intérimaire d’agence, indépendant en portage) n’a jamais de bulletin ici - sa société vous facture (voir « Le personnel »). À l’inverse, si vous êtes l’agence d’intérim ou la société de portage, vos intérimaires et portés sont vos salariés : leur paie se traite ici normalement. Restent hors de cette version : le déclaratif des prestataires (CST-NS) et les régimes spécifiques marins (ENIM) / navigants (CRPN).