Vendre dans une autre unité
Un article peut être stocké dans une unité et facturé dans une autre : du sable stocké en m³ et vendu à la tonne, des colis stockés à la pièce et facturés au m³, un transport compté en heures et facturé au kilomètre. IANUI gère cela sans jamais fausser le stock : chaque ligne de vente porte trois quantités — ce qui sort du stock, ce qui se paie, et ce qui se compte pour vos statistiques — et vous n’en saisissez qu’une, les deux autres sont calculées.
C’est le Tarif qui dit comment on compte
Section intitulée « C’est le Tarif qui dit comment on compte »Tout se déclare sur le Tarif (fiche Tarif, section « Unités ») :
- l’unité de vente — l’unité à laquelle le prix s’applique. Elle est proposée à l’unité de stock de l’article ; choisissez-en une autre quand le prix se négocie autrement ;
- le coefficient de tarif — combien d’unités de vente vaut une unité de stock. C’est un nombre que vous tapez, par tarif : une densité (1 m³ de sable = 1,6 t), le poids d’un sac, une vitesse (1 heure = 60 km)… Il vaut 1 quand l’unité de vente est l’unité de stock, et rien n’est lu sur la fiche article ;
- le mode de saisie, seulement quand les deux unités diffèrent : par défaut vous tapez la quantité de stock (le comptage) et la quantité facturée se calcule ; en « unité de vente », vous tapez les tonnes du pont-bascule et le m³ sorti du stock se calcule ;
- l’unité statistique et son coefficient, nés de la fiche article et modifiables ici (voir plus bas).
Un même article peut porter plusieurs Tarifs — un forfait, un prix à la tonne, un prix au m³ — et, comme toujours, c’est vous qui choisissez le Tarif sur la ligne.
La fiche article ne porte que ses unités. L’unité de stock est obligatoire pour tout article, géré en stock ou non : une prestation compte aussi dans une unité (heure, km, voyage), et c’est dans cette unité que toute ligne se saisit. L’article porte en plus ses deux axes statistiques — un pour les ventes, un pour les achats, écrits sur la fiche — et, pour information, son conditionnement (1 palette = 40 sacs), affiché sur les lignes sans rien piloter.
Le Variant : kilomètres, jours, voyages…
Section intitulée « Le Variant : kilomètres, jours, voyages… »Certaines ventes ont un facteur de plus : la distance d’un transport, les jours d’une location, le nombre de voyages. Quand le Tarif le déclare (avec son unité), la ligne porte un Variant : le montant devient quantité facturée × Variant × prix — « 3,5 t × 15 km × 10 000 F ». Il se combine avec le coefficient de tarif : un transport au kilomètre compté en heures à 60 km/h, 2 heures × 3 voyages, facture 120 km × 3 × prix. Sur un Tarif qui ne le déclare pas, le champ n’existe pas à l’écran : un chiffre tapé au mauvais endroit ne peut pas multiplier une facture.
Ce qui reste exact, toujours
Section intitulée « Ce qui reste exact, toujours »- Le stock ne change pas de langue : réservations, délivrances, avoirs, consignes et états par article comptent en unité de stock, exactement comme avant.
- Les délivrances et les avoirs se saisissent dans l’unité de la ligne : vous avez vendu 30 tonnes, vous délivrez « 20 tonnes » — la sortie de stock (12,5 m³) se calcule seule. L’avoir crédite « 5 tonnes » et remet 3,125 m³ en stock si vous cochez le retour.
- Un devis suit, une facture est gelée : tant que la vente n’est pas facturée, les coefficients de la ligne suivent le Tarif, comme le prix. À la facturation, tout est figé d’un coup — quantité statistique comprise — et un Tarif corrigé ensuite ne réécrit pas l’histoire.
- Pas de stock fractionnaire par surprise : si une unité ne compte que des nombres entiers (des pièces, des colis — case « Nombres entiers seulement » du référentiel Unités), une vente qui donnerait 7,5 pièces est refusée, jamais arrondie.
Facturer le fret : c’est vous qui décidez de la quantité
Section intitulée « Facturer le fret : c’est vous qui décidez de la quantité »Le fret se vend comme n’importe quelle prestation : un article — « Fret maritime Tahiti – Bora Bora » — dont l’unité est celle du métier (« t/m3 »), avec son Tarif par cette unité (« 2 500 XPF t/m3 »). Un autre trajet est un autre article, avec son prix.
IANUI ne calcule pas la quantité de fret, et c’est voulu. Rien dans une ligne ne dit qu’elle est du fret plutôt qu’une marchandise, et la règle qui retient le plus grand du poids et du volume — l’« unité payante », le W/M — est une règle réglementaire du fret maritime : l’aérien peut en suivre une autre, et une quantité peut se négocier. Une application qui trancherait à votre place se tromperait la moitié du temps sans que vous puissiez la corriger.
Ce qu’IANUI vous donne, ce sont les chiffres : la fiche de vente affiche le poids total et le volume total des marchandises, et ils se mettent à jour pendant que vous saisissez, avant même d’enregistrer. Vous lisez les deux, vous appliquez votre règle, vous tapez la quantité sur la ligne de fret.
Pour que ces deux totaux veuillent dire quelque chose, la fiche Entreprise (section « Mesures de fret ») doit porter la case « Contrôle des unités de fret » cochée et ses deux unités — poids et volume. C’est cette case qui interdit qu’une ligne en tonnes se mélange à des lignes en kilos dans un même total. Un article sans poids ni volume n’est jamais réclamé : il n’ajoute simplement rien aux totaux.
Analyser dans l’unité statistique
Section intitulée « Analyser dans l’unité statistique »Votre direction commerciale analyse peut-être les ventes dans une unité qui n’est ni celle du stock ni celle du prix : du ciment stocké et vendu au sac, suivi à la tonne. La fiche article porte cet axe, écrit : une unité statistique de vente et son coefficient — combien de cette unité vaut une unité de stock (1 sac = 0,035 t). Tant que vous n’y touchez pas, la fiche dit « unité de stock, coefficient 1 » : tout article a une statistique, dans son unité de stock.
Chaque Tarif naît avec cet axe, copié de la fiche, et peut choisir le sien : le béton frais, un seul article vendu au m³ et suivi à la tonne, a une densité par dosage — le Tarif « béton 350 » et le Tarif « béton 400 » portent chacun leur coefficient. Un Tarif qui ne touche à rien garde celui de la fiche, et un coefficient corrigé plus tard sur la fiche ne réécrit pas les Tarifs existants. Chaque ligne de vente porte alors sa quantité statistique, figée avec la facture.
L’état « Ventes par unité statistique » (rail Ventes, section États) additionne ces quantités sur les ventes facturées, nettes des avoirs, par article et unité statistique : deux Tarifs analysés dans deux unités font deux lignes, jamais additionnées. Un article dont une ligne vient d’un Tarif au coefficient remis à zéro apparaît avec une quantité vide et le nombre de lignes en cause : il est nommé, jamais compté pour zéro.