Enregistrer une intervention
Une intervention est ce que l’atelier fait sur un objet : une vidange, un contrôle, une réparation. Un travail sur deux objets fait deux interventions — jamais une seule qui les mélange.
Cette page décrit le geste du bureau, avec le formulaire complet. Le mécanicien peut faire l’essentiel depuis le portail de terrain — voir « Ouvrir et clore des travaux ».
Ouvrir une intervention
Section intitulée « Ouvrir une intervention »- Créez une Intervention (espace Seal), et choisissez l’objet concerné, son type (vidange, contrôle, réparation — voir « Le registre du parc ») et l’heure de début.
- Indiquez le magasin d’atelier : c’est de là que sortiront les pièces prises en stock, et c’est lui qui détermine le site où le travail a eu lieu — vous ne choisissez jamais ce site directement.
Sur l’objet d’un client (voir « Le registre du parc »), rattachez l’intervention à un bon d’intervention si elle en partage un avec d’autres — plusieurs machines du même client, ou du même chantier. Le bon se crée depuis Bon d’intervention (espace Seal, carte Atelier) ; toutes ses interventions doivent être du même client. Ce n’est pas lui qui se facture, voir plus bas.
Les lignes de travaux
Section intitulée « Les lignes de travaux »Une ligne par organe traité : moteur, boîte, pont avant. Une vidange générale se saisit en une seule intervention à plusieurs lignes, jamais en plusieurs documents.
- Organe et action (« vidange », « remplacement », « vérification »).
- Résultat : Fait, Ok, À prévoir, Pas fait. Un contrôle sans pièce reste une ligne à part entière — « État vérifié : Ok » est un verdict daté sur un organe, pas un geste manqué. À prévoir laisse une suite visible ; c’est vous, ensuite, qui décidez d’en faire une intervention planifiée.
- Procédure, si ce type de travaux en suit une (voir le registre des procédures) : sa version en vigueur ce jour-là est figée sur la ligne. Une révision publiée le mois suivant ne change rien à ce qui a déjà été fait.
Les pièces
Section intitulée « Les pièces »Chaque ligne de pièce déclare sa provenance :
| Provenance | Ce qui se passe | Le coût |
|---|---|---|
| Sortie de stock | La ligne attend le magasin — voir plus bas | Coût moyen pondéré, au moment où la pièce sort |
| Achetée | Vous rattachez la réception d’achat qui a livré la pièce | Le prix de sa ligne, connu dès la réception |
| Récupérée | Vous dites d’où elle vient, en texte libre (« récupérée sur M25 ») | Zéro |
| Retour au magasin | La pièce revient, sans avoir été montée — voir plus bas | Celui de la ligne qu’elle rend |
Une pièce achetée pour ces travaux se coûte au prix de la commande, pas à la facture : le mécanicien a la réception en main, le coût y est déjà écrit. Cette provenance ne concerne que les articles non gérés en stock : un article que le magasin tient se prend en sortie de stock, même acheté pour ces travaux.
Pour un pneu ou toute pièce suivie par numéro de série, précisez le numéro de série, l’action (monter, démonter, réparer) et, en montant, la position (« D4E », « avant gauche »). C’est ce qui permet de savoir quel pneu est où sans le retaper nulle part.
Les heures
Section intitulée « Les heures »Une ligne par personne : qui, combien d’heures. Aucun taux n’est saisi ici — le coût d’un objet s’exprime en francs d’un côté, en heures de l’autre, jamais mélangés.
Le magasin : sortir les pièces, en rendre
Section intitulée « Le magasin : sortir les pièces, en rendre »Une pièce ne quitte pas le magasin à la clôture : chaque ligne « Sortie de stock » attend jusqu’à ce qu’elle sorte pour de vrai. Deux boutons, sur la fiche de l’intervention :
- Sortir les pièces — pose et valide, d’un seul geste, la sortie de stock de toutes les lignes en attente ;
- Rentrer les pièces — fait de même pour les lignes « Retour au magasin ».
Une pièce jamais montée se rend par une ligne Retour au magasin : choisissez l’article, la ligne qu’elle rend est proposée (la plus récente qui peut encore la reprendre — vous pouvez en nommer une autre), et elle revient au coût auquel elle était sortie.
Une ligne dont la pièce est déjà sortie — ou déjà rentrée — ne se modifie plus et ne se retire plus : une sortie de stock posée ne se défait pas en retapant une quantité. La corriger est une ligne Retour au magasin, jamais une retouche.
Sur un site marqué magasin en libre-service (voir « Le registre du parc »), le mécanicien confirme lui-même « Pièce prise » et « Pièce rendue » depuis le portail — voir « Ouvrir et clore des travaux ». Sinon, ces deux boutons sont au magasinier.
L’état Pièces en attente du magasin (carte Rapports) liste, tous objets confondus, ce qui reste à sortir ou à rentrer.
Clôturer
Section intitulée « Clôturer »Le bouton Clôturer :
- refuse tant qu’une ligne attend le magasin — sortez-la ou rentrez-la d’abord, ou retirez la ligne ;
- remet l’objet en service si cette intervention l’avait immobilisé ;
- fige le document : plus aucune ligne, aucune date, aucune pièce ne se modifie ensuite.
Un type de travaux qui exige un compte rendu refuse la clôture tant que le fichier n’est pas joint.
Une intervention close ne se corrige pas en la rouvrant : elle se corrige en enregistrant une nouvelle intervention.
Les relevés de compteur
Section intitulée « Les relevés de compteur »Le bouton Enregistrer un relevé de compteur prend les chiffres du début et de la fin des travaux. Ce sont des relevés ordinaires — un seul lieu de vérité, voir « Relever un compteur » —, pas deux champs recopiés sur l’intervention : un compteur corrigé dans son historique corrige ce que l’intervention dit avoir fait.
Le sélecteur ne propose que les compteurs de cet objet : une intervention nomme une machine, et un relevé rattaché à des travaux qui ne sont pas les siens mettrait les heures d’une autre machine dans leur historique.
Le bouton reste offert sur des travaux clos : le relevé est son propre document, l’enregistrer ne touche pas à l’intervention figée — et un mécanicien qui a oublié le relevé de fin doit pouvoir le saisir.
Les relevés produits apparaissent dans le panneau Connexions de l’intervention.
Facturer un client
Section intitulée « Facturer un client »Sur l’objet d’un client, une fois les travaux clôturés, le bouton Facturer ouvre une fenêtre qui liste ce que ces travaux ont coûté — une ligne par article :
- les pièces sorties du magasin, déduction faite de ce qui a été rendu ;
- les pièces achetées ou récupérées d’un article non géré en stock ;
- une pièce récupérée d’un article que le magasin gère — au tarif d’un article de pièces récupérées propre au type de travaux, si vous en avez déclaré un (sinon elle n’est pas facturée, la fenêtre vous le dit) ;
- les heures, au tarif d’un article de main-d’œuvre propre au type de travaux, si vous en avez déclaré un.
Pour chaque ligne, choisissez le tarif : s’il n’y en a qu’un de valide pour ce client aujourd’hui, il est déjà choisi ; s’il y en a plusieurs, à vous de trancher — l’application n’en devine jamais un seul. Créer le devis ouvre la vente, en brouillon : retirez-en ce qui ne se facture pas (garantie, geste commercial) avant de la facturer pour de bon.
Une intervention ne se facture qu’une fois, et seulement close : facturée en cours de travaux, tout ce qui s’y ajouterait ensuite — une pièce, une heure, un retour au magasin — ne serait jamais facturé. Le bouton n’apparaît donc qu’une fois l’intervention clôturée. Une pièce déjà sortie du magasin s’y reconnaît : la vente sait qu’elle est déjà sortie et ne la fait plus bouger.
Réglez les deux articles — main-d’œuvre, pièces récupérées — sur le type d’intervention (espace Seal, référentiels de l’atelier), un article par type, non géré en stock chacun.
L’immobilisation
Section intitulée « L’immobilisation »Un type de travaux peut arrêter l’objet pendant sa durée (le champ Arrête l’objet sur le type). L’ouverture et la fermeture sont alors automatiques : l’objet est immobilisé dès que l’intervention démarre, et remis en service à sa clôture.
Vous pouvez aussi ouvrir une immobilisation à la main, sans intervention — une panne constatée, une attente de pièce — depuis Immobilisation (espace Seal), avec son motif.
Un objet n’est jamais immobilisé deux fois en même temps : fermez d’abord l’immobilisation en cours avant d’en ouvrir une nouvelle.
Le taux de disponibilité d’un objet se lit sur le temps qu’il était censé travailler, pas sur le calendrier — un dimanche chômé ne compte pas contre lui. Il suit l’horaire d’exploitation de l’objet, ou celui de l’entreprise à défaut.