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Le registre du parc

IANUI Parc et atelier tient son propre registre de ce que votre entreprise possède et fait tourner : camions, engins, pompes, citernes, installations. Chaque bien y a sa fiche Vecteur, avec ses compteurs, sa plaque, le site qui en répond, son horaire et son plan d’entretien.

Ce registre est distinct de la fiche Véhicule des tournées (voir « Les véhicules », espace Ventes) : les deux mondes ne partagent pas d’enregistrement. Un camion qui roule et qui est suivi par l’atelier porte une fiche dans chacun.

Un site est un lieu d’exploitation : Punaruu, Mahina, une carrière, un dépôt. Il porte un code court (« PU »), une désignation, et le magasin d’atelier d’où sortent les consommables.

Un site peut être marqué magasin en libre-service : le mécanicien confirme alors lui-même la sortie et le retour des pièces depuis le portail (« Pièce prise », « Pièce rendue » — voir « Ouvrir et clore des travaux »), sans magasinier. Sans la case, c’est le magasinier qui les enregistre au bureau.

Un site n’est jamais la position d’un objet. Un camion basé à Punaruu fait le plein à Mahina, part en chantier et revient : personne ne sait où il est, et l’application ne le prétend pas. Elle connaît deux choses distinctes — le site où quelque chose s’est passé, et le site auquel un objet est rattaché.

Le référentiel Organe liste ce sur quoi on intervient : moteur, boîte de transfert, pont avant, réducteur de roue, direction, cuve, mât. Il est commun à toutes vos sociétés — un mécanicien appelle un pont un pont, quelle que soit l’entreprise qui possède le camion.

Un horaire d’exploitation dit combien d’heures par semaine vos objets sont censés tourner. Il sert à mesurer une disponibilité sur le temps de travail et non sur le calendrier : une machine à l’arrêt un dimanche n’est pas indisponible. Un seul horaire est le défaut de l’entreprise ; un objet qui suit un autre rythme le nomme sur son suivi.

Ce qu’une citerne contient n’a pas de fichier à part : une citerne est à la fois un entrepôt de stock et un vecteur, une pompe est un vecteur qui puise dans cette citerne.

Ce qui se déclare une fois, sur les fiches vecteur :

  • la famille classe l’objet — c’est elle qui dit « ceci est une pompe », « ceci est une citerne » ;
  • sur la citerne : son entrepôt du contenu, sa contenance et son contenu — c’est elle qui dit ce qu’elle tient : mazout, huile, eau, essence, béton liquide ;
  • sur la pompe : l’entrepôt du contenu de la citerne où elle puise. Elle ne redit pas ce que c’est : elle sert le contenu de sa citerne.

Sans classement, un objet n’est ni pompe ni citerne. Classer est ce qui accorde, ici — l’inverse du sélecteur de tournée, où l’absence de classement laisse tout passer.

Une pompe est une installation fixe, donc son site de rattachement est le lieu où elle se trouve — c’est de là que chaque plein tire son site.

Voir « Faire un plein » pour le geste.

Une famille peut être incorporelle : une licence de transport, un abonnement logiciel — ce qui se suit sans avoir de corps. Un vecteur de cette famille ne prend ni plein, ni compteur, ni relevé, et ne reçoit pas de plaque QR — rien à coller dessus. Il garde ses interventions, ses immobilisations, ses documents et son plan d’entretien, sur le seul axe du temps.

Une famille incorporelle ne peut pas aussi être une pompe, une citerne ou un contenant : l’un ou l’autre, jamais les deux.

Un objet du registre peut appartenir à un client — la machine d’un donneur d’ordre que votre atelier entretient sous contrat. Renseignez son propriétaire sur la fiche pour le déclarer.

Trois conséquences :

  • il ne reçoit un plein que sur bon de délivrance (voir « Faire un plein ») — jamais comme consommation du parc ;
  • il ne peut pas être cédé depuis cette fiche : vous ne transférez pas le bien d’autrui ;
  • ses documents administratifs n’envoient aucun préavis : ce ne sont pas vos échéances à tenir.

Son immobilisation et son coût restent enregistrés comme pour votre propre flotte, et se lisent dans les états avec le filtre Propriétaire (voir « Les états du parc »). Les travaux qui lui sont faits se facturent — voir « Enregistrer une intervention », section « Facturer un client ».

Sur la fiche d’un vecteur, deux champs de suivi :

  • le site de rattachement : la base qui répond de l’objet, celle dont le budget le porte. Facultatif, et modifiable quand l’affectation change ;
  • l’horaire d’exploitation, si celui de l’entreprise ne convient pas.

Depuis la fiche d’un vecteur, la table Plan d’entretien liste ce qui revient sur cet objet — une ligne par nature de travaux : vidange moteur, vidange des ponts, contrôle des freins. Chaque ligne porte, au choix ou aux deux :

  • un intervalle en jours ;
  • un intervalle de compteur, sur l’un des compteurs de l’objet.

C’est le premier des deux atteint qui échoit — ni l’un ni l’autre ne l’emporte par principe. Une ligne qui ne dépend d’aucun compteur ne porte que l’intervalle en jours.

Seuls les types d’intervention marqués « Au plan d’entretien » sont proposés — une réparation ne revient pas, elle ne s’y planifie pas (voir « Les référentiels de l’atelier »).

À la mise en place d’une ligne, indiquez quand — et, si elle suit un compteur, à quel chiffre — ces travaux ont été faits pour la dernière fois.

Une ligne sans dernier fait n’a aucune échéance affichée : l’application n’invente pas de date. Elle attend que vous disiez quand le travail a réellement eu lieu.

Ensuite, cette date et cette valeur sont tenues automatiquement : chaque fois qu’une intervention ouverte pour cette ligne est clôturée, la ligne revient sur son cycle sans que personne n’ait à y retoucher.

Chaque nuit, l’application relit toutes les lignes de tous les objets :

  • elle recalcule la prochaine échéance de chacune ;
  • pour celle qui atteint son préavis, elle ouvre l’intervention — Planifiée, pas encore en cours — et vous prévient par courriel.

Ouvrir l’intervention n’immobilise pas l’objet : une machine attendue à l’atelier reste en service tant que le travail n’a pas réellement commencé.

Vous retrouvez cette intervention comme les autres, depuis l’objet ou la liste Intervention — et la clôturer referme la ligne du plan qui l’avait ouverte.

Un objet porte autant de compteurs qu’il en a réellement : une toupie en a deux (heures châssis, heures cuve), un camion peut en avoir trois. Vous les créez un par un depuis Compteur de vecteur.

Pour chacun :

  • sa désignation, celle que l’équipe emploie (« heures cuve ») ;
  • son type : kilomètres, heures, litres, cycles ;
  • l’affichage : à segments, à roues mécaniques, tableau de bord, ou aucun. C’est ce qui permet — ou non — de le lire à la caméra ;
  • le nombre de chiffres et de décimales que le compteur montre ;
  • la hausse quotidienne maximale : ce que ce compteur peut au plus gagner en une journée.

Ces deux derniers réglages ne sont pas de la décoration : ce sont eux qui refusent une virgule perdue. Un compteur horaire relevé « 977242 » au lieu de « 9773,47 » passe inaperçu si rien ne connaît son rythme. Renseignez-les.

La dernière valeur affichée sur la fiche est recalculée depuis les relevés : elle n’est jamais saisie, et vous n’avez pas à la tenir.

Un compteur ne recule jamais : un tableau de bord changé, un horamètre remis à zéro avec un moteur neuf, un compteur de pompe remplacé ne se relèvent donc pas sur l’ancienne fiche. Ouvrez la fiche du compteur et utilisez Remplacer le compteur. Indiquez la date, le dernier chiffre de l’ancien compteur et le chiffre de départ du nouveau. L’application, en un seul geste :

  • enregistre ce dernier chiffre et met l’ancien compteur hors service — ses relevés restent dans l’historique ;
  • crée le nouveau compteur avec les mêmes réglages, sauf les images de chiffres d’un compteur à roues, qui sont à reprendre : ses roues ne sont pas les mêmes ;
  • rattache au nouveau compteur les lignes du plan d’entretien qui suivaient l’ancien, en gardant ce qu’il restait avant chaque échéance.

Exemple : vidange toutes les 500 heures, dernière faite à 1 000, ancien compteur à 1 300 au remplacement, nouveau à 0. Il restait 200 heures : la vidange tombe à 200 sur le nouveau compteur. La ligne affiche alors un dernier fait à −300 — c’est l’échelle du nouveau compteur, pas un relevé. Sa date, elle, reste la vraie.

Une ligne du plan ne peut pas suivre un compteur hors service : il ne se relève plus, et la ligne n’échoirait jamais sur lui.

Chaque vecteur reçoit une plaque QR dès sa création — une valeur sans signification, imprimée en étiquette depuis le bouton Imprimer la plaque QR de sa fiche. Collée sur la machine, elle remplace le choix dans une liste : le terrain scanne, l’objet s’ouvre.

Elle est volontairement opaque et ne reprend pas le code. Les codes se redéfinissent — c’est même la première chose qu’un gestionnaire fait en reprenant un parc — alors qu’un autocollant reste sur la machine. Une plaque qui recopierait le code mentirait le jour où le code change.

Trois listes se remplissent au fil de l’eau, chacune par entreprise :

  • Type d’intervention — vidange, contrôle, réparation : sa catégorie, s’il peut entrer au plan d’entretien (« ces travaux reviennent-ils ? » — une réparation, non), s’il exige un compte rendu, s’il immobilise l’objet ;
  • Motif d’immobilisation — panne, préventif, attente de pièce, prestataire ;
  • Type de document — carte grise, assurance, contrôle technique : s’il expire, avec quel préavis, s’il exige un fichier, s’il sort l’objet du parc (un certificat de cession), et s’il est de la documentation technique lisible depuis le portail de terrain — voir « Le dossier administratif d’un objet ».

Deux rôles, deux surfaces :

  • Gestionnaire de parc travaille au bureau : le registre, les référentiels, les compteurs, et la correction de tout ce que le terrain a enregistré ;
  • Opérateur de terrain ne voit jamais le bureau. Son compte est un compte portail, qui ne consomme aucune session IANUI — c’est ce qui permet d’ouvrir l’accès à toute une équipe sans compter les postes.

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